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| Sujet: Conférence nationale du handicap : la Fegapei veut passer à l'acte Mar 20 Mai - 23:59 | |
| Conférence nationale du handicap : la Fegapei veut passer à l'acte ASH 20/05/2008 Après avoir demandé à de nombreuses reprises aux pouvoirs publics une réforme de la tarification des établissements, la Fegapei semble avoir été écoutée. Elle mène, en partenariat avec la direction générale de l'action sociale (DGAS) et la caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) une expérimentation dans six régions qui devrait se terminer fin 2008.
Le processus a débuté il y a deux mois, mais les organisations sont seulement en train d'élaborer l'échantillon de 500 établissements concernés. Le but est de corréler les coûts et le montant de la prise en charge de chaque personne accueillie.
L'expérimentation se poursuivra en 2009 mais se concentrera alors sur le handicap moteur en élaborant cette fois-ci un partenariat avec l'Association des paralysés de France (APF).
A l'approche de la conférence nationale du handicap qui se tiendra le 10 juin, la Fegapei a émis, le mardi 20 mai, 19 propositions pour que les "orientations et les droits déclinés dans la loi du 11 février 2005 se traduisent par une amélioration des conditions de vie des handicapés". "Cela doit se traduire dans la vie quotidienne des personnes handicapées, nous demandons un passage à l'acte", a poursuivi Philippe Calmette, le directeur général de l'organisation, au cours d'une conférence de presse. La Fédération nationale des associations de parents et amis employeurs et gestionnaires d'établissements et services pour personnes handicapées mentales (Fegapei) a envoyé à la mi-mai 19 propositions aux ministres concernés, au Premier ministre et au président de la République pour "redonner une impulsion aux politiques publiques".
Avant tout, la Fegapei demande la déclinaison des principes de la loi du 11 février 2005 par le biais d'une "loi de programmation" sur le handicap. "Ce sont des textes concrets qui fixent des objectifs et donnent une visibilité. L'Etat sera alors obligé de tenir les objectifs inscrits dans cette loi", a expliqué Philippe Calmette.
Ce texte porterait sur l'innovation, la recherche, la prévention, la formation, le développement des services et le financement de la prestation compensatrice du handicap (PCH). Une approche globale qui permettrait de répondre aux besoins spécifiques des personnes handicapées, plaide l'organisation.
Une question de volonté et de priorité
Pour conduire ce chantier, la Fegapei souhaite la nomination d'un Haut Commissaire rattaché directement au Premier ministre et ayant autorité sur les nombreuses administrations en charge du dossier du handicap. L'organisation demande aussi la mise en place de pôles de compétitivité exclusivement dédiés au handicap et la création de places pour répondre aux besoins des 117 000 personnes sans solution. Les modalités de financement du secteur doivent être modifiées pour supprimer les inégalités territoriales et la PCH doit être généralisée à l'ensemble des personnes handicapées, demande la Fegapei.
Ces exigences ont un coût : 4,3 milliards d'euros rien que pour la création de places et environ 2 milliards pour la généralisation de la PCH. Mais Philippe Calmette se veut rassurant, rappelant que ces dépenses supplémentaires ne représentent que 1,5 % de l'ensemble des dépenses de santé en 2006 (environ 402 milliards d'euros) : "On est à la marge. Ce n'est pas vraiment une question de financement mais de volonté et de priorité. On peut aussi mieux dépenser les crédits pour les personnes handicapés. Aujourd'hui, on considère que 40 000 autistes ou infirmes moteurs cérébraux (IMC) qui sont dans le secteur hospitalier seraient mieux accueillis dans le secteur social. Une journée dans le sanitaire coûte 600 euros contre 250 euros dans le social. Avec de meilleurs choix, on ferait 4 milliards d'économie chaque année", a expliqué Philippe Calmette.
La conférence nationale sur le handicap doit dresser le bilan de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. |
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