marion as confirmé


Age : 22 Inscrit le : 27 Mai 2007 Messages : 42 Localisation de l'école : IMF Montfavet Promotion et année : ASS 2eme année
| Sujet: Programme "1 500 logements très sociaux" Sam 7 Juin - 10:02 | |
| Pour mener à bien cette opération, la Fondation Abbé-Pierre a dû mettre en oeuvre deux types de financement, dans le cadre des subventions accordées par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) et des prêts locatifs aidés d'intégration (PLAI). Le coût final de chaque programme dépend en outre évidemment d'autres facteurs comme le prix de revient du chantier, très variable d'un territoire à l'autre. Intervenant en moyenne à hauteur de 5 % du coût du programme, voire 10 % pour certains projets (à destination d'un public jeune, faisant appel à des entreprises d'insertion...), la Fondation Abbé-Pierre a ainsi apporté des contributions allant de 600 à 13 400 euros par logement, avec un apport moyen de 5 850 euros.
Organisation de référence sur la question du mal-logement en France, la Fondation Abbé-Pierre avait souhaité, en juin 2005, encourager la construction de logement social et interpeller le gouvernement sur ses insuffisances en la matière, en lançant un programme intitulé "1 500 logements très sociaux" (PLAI). Trois ans plus tard, ce sont 1 708 logements qui ont ainsi été créés dans 18 régions et 53 départements, avec une forte concentration dans le Nord-Pas-de-Calais, à Paris et en Ile-de-France ainsi que, dans une moindre mesure, en Rhône-Alpes (Drôme notamment) et en Provence-Alpes-Côte-d'Azur (Bouches-du-Rhône), ces quatre régions représentant 80 % des chantiers soutenus par l'association. En présentant le bilan, jeudi 5 juin, de cette opération de réhabilitation et construction de logements par le secteur associatif, la fondation s'est félicitée d'avoir "démontré qu'il était possible de créer des offres locatives accessibles aux plus démunis à la condition que l'ensemble des acteurs concernés agissent en responsabilité". Avec près de 10 millions de subventions de la Fondation Abbé-Pierre pour quelque 90 opérateurs, cette initiative d'envergure "en termes de volume de logements et de couverture géographique" lui a aussi permis d'avoir une vision représentative, à défaut d'être exhaustive, de la production associative de logements très sociaux. A partir de cet échantillon, elle a donc réalisé une étude portant, plus précisément, sur 465 opérations achevées ou en cours de réalisation, soit 1 602 logements représentant un financement de 8,9 millions d'euros. Il s'agit en majorité de 935 logements familiaux (constitués aux deux tiers de T3 et plus) contre 649 logements-foyers, soit 801 places (364 en pensions de famille ou maisons-relais et 285 en résidences sociales jeunes). A cet égard, les habitations destinées aux familles résultaient principalement de la réhabilitation de bâtiments existants (à 77 %) tandis que les deux tiers des constructions neuves concernaient des logements-foyers (conçues à cet effet donc).
Une majorité de locataires au chômage
Plus d'un tiers des familles logées dans ce cadre sont des familles monoparentales, en majorité des femmes avec enfants, souligne la Fondation, tandis que 60 % des chefs de ménages sont sans emploi, 50 % d'entre eux bénéficiant du revenu minimum d'insertion (RMI). A contrario, près d'un quart (24 %) ont un emploi stable (CDI à temps plein), plus de la moitié de ces salariés résidant en Ile-de-France, et 15 % ont un emploi précaire (CDD, temps partiel). "Il est très rare qu'il y ait deux emplois salariés dans un même ménage", précise encore l'organisation, les ressources étant en revanche souvent complétées par des prestations sociales (Assedic, RMI, allocations familiales, AAH...). Les loyers pratiqués, ramenés au mètre carré de surface habitable, s'élèvent par ailleurs à 5,40 euros/m2 hors charges en moyenne mais sont en réalité plus hétérogènes, en fonction de la localisation, de la surface. Quant aux ménages accueillis en foyers-logements, plus de la moitié sont composés d'hommes seuls et un tiers de femmes seules. Ce logement signifie d'ailleurs, pour un grand nombre d'entre eux, un retour à une certaine stabilité après être passés par un hébergement social (un tiers), par la rue (11 %) ou par un établissement de santé mentale (10 %), sans compter ceux qui habitaient auparavant chez des proches (les deux tiers des ménages des résidences sociales jeunes). |
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